Agata Rozanska :  Artiste-peintre, Illustratrice
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Valao
REVUE DE PRESSE
AFICION N°34 – avril 2002
« …dans le mundillo culturel de l’aficion, aux côtés de talents confirmés, elle fait désormais autorité. »

LA PROVENCE (04/02/2000)
« Les toiles d’Agata montrent sa passion des animaux, de la nature… »

AFICION N°19 – mai 1996
« Amazone slave des temps modernes, elle a choisi l’Europe du Sud pour imprimer, au rythme du flamenco, ses pulsions et son talent pictural… »

UNIVERS DES ARTS N°71- juillet/août 2002
« Force, puissance, majesté sont quelques- uns des adjectifs qui accompagnent instinctivement cette saga où textes et calligrammes en maroufle introduisent la dimension de la fable à l’élégance gestuelle. »

SEMAINE DES SPECTACLES
Provence Côte d’Azur N°1323 – janvier 1998
« Blessées, enragées, déchirées, ces bêtes, parfois, s’envolent pour nous faire décoller. Que d’émotions dans cette peinture… »

CANAL MARSEILLE
Emission « Escales en ville » 1996
« C’est très bien ce que vous faites et en plus vous vous engagez pour les animaux ! Super !!! »

::: TOILE DE VIE ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

Agata::: DE LA BALTIQUE AU GUADALQUIVIR

Née en 1970, Agata Rozanska a passé son enfance sur une île de la Baltique.
Cet environnement sauvage, elle ne l’a jamais quitté et pour cette amazone slave des temps modernes, du Rhône à la Baltique, il n’y a qu’un pas.
De sa Pologne natale à Cassis où, dans l’arrière- pays cassidain, elle a planté son chevalet, Agata s’est acclimatée facilement et ne subsiste plus chez elle que le délicieux roulement des r, charme discret de ses racines slaves.
Fille du bord de la Baltique dont elle revendique fièrement la couleur de son iris gris bleu, elle aime le Sud et sa culture méditerranéenne :
« L’Andalousie, pour ses vrais toros de combat, le culte du sacré qui me rappelle mes origines et la Camargue, dont je suis tombée amoureuse, pour sa ressemblance avec ma région, à l’embouchure de l’Oder. Sauf que là- haut, dans le delta, le bison remplace le toro.
Pour le reste, poursuit-elle, c’est les mêmes bestioles, jusqu’aux moustiques !… »

Après avoir achevé ses études de publicité à Varsovie et un premier coup de foudre pour Marseille, à l’automne 1991, Agata pose ses valises dans la cité phocéenne puis décroche son diplôme d’Art Plastiques.

Littéraire et artiste dans l’âme, elle délaisse la pub pour la palette et se lance dans l’animalier. Pas n’importe lequel : le gros de préférence, celui des grands espaces et d’une enfance vécue au milieu des chevaux et…des vaches. « Celles que je gardais, durant mes vacances, chez ma grand-mère qui avait une grande propriété à la frontière de l’Ukraine. Ça reste un merveilleux souvenir. »

Cavalière dans sa Pologne natale, c’est le cheval qui lui présente le toro de combat en Camargue.
Début d’une véritable l’histoire d’amour et de passion.
Que de chemin parcouru depuis sa première exposition en Arles le temps d’une féria.

Aujourd’hui, Agata affiche innombrables toiles à son compteur pictural et nombreuses expositions en France et à l’étranger comme Arles, St Remy, Lacoste, Aigues Mortes, Marseille, Toulon, Cassis, St Paul de Vence, Paris, New York, Genève…

 

::: L’ERMITE DU CABANON

agata, Clandestino et le cabanonDans son cabanon lui servant d’atelier qu’elle occupe quand l’inspiration est au rendez- vous, Agata « tisse » sa toile coupée du monde extérieur. Ses amis l’ont surnommée l’ermite du cabanon. Cela peut durer une nuit, une journée, souvent plus… Le temps, pour elle, n’est plus un repère mais plutôt un facteur démultiplicateur de son énergie, jusqu’à l’étiage de sa source créative. « J’ai besoin de calme et de silence pour extérioriser ma peinture et comme les non- voyants, mémoriser la forme du sujet pour esquisser le trait. C’est très affectif, reconnaît- elle, un peu comme un état amoureux qui ne me quitte pas. »

::: TECHNICITE INVENTIVE :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

L’heure, dans ce capharnaüm, est à la créativité sur fond d’oratorio de Vicente Pradal, d’après des textes de Fédérico Garcia Lorca*. C’est doux et puissant à la fois. Comme son graphisme épuré. « Le trait, pour moi, est primordial. C’est quelque part la traduction d’un texte. C’est de la poésie ! »
Objet de recherches et d’une technicité inventive puisées dans un imaginaire vagabond et fertile au gré de ses trouvailles, ses toiles se différencient d’une série à l’autre. « C’est un enchaînement permanent sur un mélange des genres et de technique personnelle associant le côté slave et l’inflexion andalouse. »
Peintre, graphiste, photographe, sculpteur, Agata utilise tous les moyens aux services de ses œuvres et de ses émotions.

texte de Michel Mauduit

* Composition pour son ami torero Ignacio Sanchez Mejias tué par le toro Granadino dans les arènes de Manzanarès, le 11 août 1934.
« Llanto por Ignacio Sanchez Mejias », oratorio de Vicente Pradal, 1999

Che dans l'atelier::: TEMOINS DE L’INTIMITE :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

Un des témoins habilité à partager l’intimité de l’isolement volontaire d’Agata, son chien « Clandestino », repu de peinture animalière jusqu’à la gueule, ne moufte pas.
Quand à sa passion pour les chevaux, parfois l’incursion d’un pégase , nommé Valaõ, dans son atelier ne l’étonne pas plus que cela, étant l’inspirateur de tant de toiles, il a le droit de poser son regard critique sur ses nouvelles créations…
N’oublions pas El Che Guevara - cheval lusitanien, Mme Patchwork - le chat, Mr Recto et Mme Verso - cochons et toute la petite basse cours avec coq, poules, canards…, sujets quotidiens d’attention et fidèles compagnons de sa solitude, et pour qui nourriture rime avec peinture…

 

::: L’ŒIL DU PEINTRE :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

le baiser du lamaComment arrêter ce qui ne s’arrête pas, comment arrêter la vie ?
Comment arrêter le voyage, ce grande voyage ?
Propulsé dans l’univers envers et contre tous.
Etre dans l’unité, la communion des saints, des rois, des étoiles, de la nature, de l’espace, des hommes…
Nous sommes heureux d’aimer en vivant les contes de nos vies.
Les portes du voyage ne se refermeront pas, ces chemins sont trop nombreux, trop riches et multiples.
Et les vents qu’ils soient de la Baltique, de la Méditerranée, alizés ou autres, ne nous empêcheront pas de rechercher de nouvelles Atlantides…
Qui prend les routes du voyage voit le temps défiler, les siècles passer, mais dans quel sens ?
Les corbeaux sont sans age, les princesses aussi, seuls les rois sont morts, on ne sait pas pourquoi.
Seuls les hommes savent ce qu’est le temps.
La route est blanche toujours. Les yeux sont bleus toujours. Les portes grandes ouvertes laissent s’engouffrer
le vent toujours.
Le lion s’envole toujours.
Les loups sont partis garder les moutons.
C’est dans ce temps qu’un temps nouveau commence pour les dragons, les bagues perdues et les fous voyageurs.
…des rêves contes…des contes rêves…des rêves contes…

Le temps venu et toiles posées seront le support de mes fiers destriers…

photo JN Roux

Agata Rozanska © 2003 - remerciements - Design k6-Vox